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Conférences et ateliers
11 mars
à 14H00 | Salle 303 A

Élimination : quoi de neuf ?

Modéré par : Maxime Moisan, GBi
Innovations et technologies propres

14H00 - L'enfouissement au Québec : état de la situation

Près de 10 années se sont écoulées depuis l'adoption en 2006 du Règlement sur l'enfouissement et l'incinération des matières résiduelles (REIMR) en 2006. Ainsi, les anciens sites ont été fermés et plus de 35 lieux d'enfouissement technique (LET) ont été aménagés en incorporant des technologies sécuritaires de confinement et de traitement des émissions de lixiviat et de biogaz. La présentation fera état de la situation en décrivant les types de sites, leur répartition régionale, les modalités de gestion, etc. Elle sera complétée par un aperçu des enjeux et de l'avenir de l'enfouissement en tant qu'outil de gestion des matières résiduelles.

14H25 - Évolution et technologies innovantes des filières de traitement des eaux de lixiviation

Le Réglement sur l’enfouissement et l’incinération des matières résiduelles (REIMR) est entré en vigueur le 19 janvier 2006. Les lieux d’enfouissement sanitaire (LES) ont été remplacés par les lieux d'enfouissement technique (LET) qui reçoivent les matières résiduelles d’origine municipale, industrielle ou commerciale. Malgré l’application de tous les aspects des 3R-V - réduction à la source, réutilisation, recyclage et valorisation -, il reste des déchets ultimes qui n’ont d’autre choix que d’être enfouis dans un lieu d’enfouissement technique. Le LET est un site de gestion des matières résiduelles moderne et intégré pourvu de cellules d’enfouissement étanches, d’un système de captage des eaux de lixiviation et d’une usine de traitement des eaux de lixiviation. Les eaux de lixiviation captées et traitées doivent respecter des valeurs limites très sévères soumis aux normes du Ministère de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC). Pour se faire, des usines de traitement performantes qui utilisent des technologies innovantes ont été implantées dans plus de 27 LET au Québec aux cours des 15 dernières années.

14H50 - Le suivi environnemental des biogaz sur les sites d’enfouissement

Mondialement, les sites d’enfouissement sont la troisième source anthropique de méthane en importance. Dans la majorité des pays industrialisés, au lieu de laisser les gaz d’enfouissement s’échapper dans l’air, des réseaux de captage du biogaz sont installés. Cependant, les performances de ces réseaux doivent être monitorées afin de s’assurer que le biogaz est bien capté. Dans l’évaluation du méthane à la surface du site, les mesures doivent être effectuées alors que les vents sont calmes pour éviter la dispersion des émissions. Cependant les fenêtres permettant de monitorer dans ce genre de conditions sont généralement courtes et peu fréquentes, surtout durant certaines périodes de l’année telle que les mois d’automne. L’optimisation des mesures est donc requise. Biothermica a développé de nouvelles approches pour optimiser ces mesures afin qu’elles soient effectuées en moins de temps et de manière plus précise. Nos techniques ont été développées à l’état de l’art, à tel point que lorsque nos données sont utilisées dans nos modèles de prédictions de productions de biogaz, nos prédictions s’alignent avec très grandes corrélations sur la production réelle des sites d’enfouissement.

15H10 - Projet PhytoVaLix : Réduire les volumes et valoriser les lixiviats des lieux d’enfouissement à l’aide des saules

Le traitement des lixiviats constitue un défi d’envergure pour les exploitants de lieux d’enfouissement. Pour arriver à traiter ces eaux, les exploitants utilisent des procédés de traitement qui nécessitent souvent de fortes consommations en énergie ou en produits chimiques, et qui entraînent des coûts d’exploitation qui peuvent être considérables. Le procédé de plantation filtrante de saules, qui mise sur la croissance rapide et la forte transpiration des saules, pourrait permettre de traiter efficacement et de manière durable certains types de lixiviats, d’en valoriser les nutriments et, surtout, d’en réduire le volume. Le projet PhytoVaLix a pour objectif de valider la performance de cette technologie, de déterminer les conditions optimales de traitement du lixiviat et de croissance des saules, ainsi que de comprendre l’effet de l’irrigation sur la qualité du bois. Les résultats des deux premières années de ce projet d’économie circulaire sont prometteurs : l’irrigation de lixiviat a mené à une augmentation de plus de 300% du rendement de biomasse vis-à-vis d’un contrôle irrigué en eau potable et à des taux d'évapotranspirations saisonnières supérieurs à 1,2 mètre.