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Conférences et ateliers
11 mars
à 10H30 | Salle 301 B

Eaux souterraines : Études de cas

Modéré par : Lamine Boumaiza, UQAC
Innovations et technologies propres

10H30 - L'impact de l'entreposage des neiges usées sur l'eau souterraine

L’entreposage de neige usée ou de sel de déglaçage peut avoir un impact non négligeable sur la qualité de l’eau souterraine et aussi, de surface. Les contaminants diffusés dans l’environnement ne sont pas biodégradables ; ils se diluent et se mobilisent dans l’environnement. Tant que les activités générant une contamination sont présentes, année après année, on accentue le phénomène. La présence de chlorures et de sodium dans l’eau souterraine causée par les sels de déglaçage contamine l’environnement. Ce phénomène est accentué lorsqu’un adoucisseur est nécessaire pour réduire la dureté de l’eau. Actuellement, le chlorure et le sodium sont considérés comme des paramètres esthétiques donc l’eau est encore « potable » même si on a des concentrations dépassant les critères pour ces paramètres. Toutefois, l’impact d’une mauvaise gestion d’un entreposage de neige peut avoir des effets à long terme sur la qualité de l’eau potable des autres usagers.

11H00 - Élimination des métaux et des contaminants organiques à l'aide d’un nouveau média filtrant à base de fer zéro valent pour le traitement ex situ des eaux souterraines et traitement des eaux usées industrielles

Un nouveau média filtrant à base de fer poreux (nommé Cleanit®-LC Plus) permet une réactivité et une capacité de traitement élevée pour l'élimination du sélénium et de ces sous-espèces de rejets liquides. D’autres contaminants inorganiques : l'arsenic, le cadmium, le plomb, l'antimoine, le molybdène et le zinc présents dans les eaux souterraines ou les eaux usées industrielles peuvent être éliminés ex situ via des processus de sorption et de réduction. De plus, les contaminants organiques tels que les COV peuvent être détruits plutôt que sorbés à l'aide du média filtrant lors du passage dans le système de traitement. La composition unique du média (99% de fer) lui permet d'avoir un cycle de vie durable car il peut être refondu pour être réutilisé dans d'autres applications de poudre de fer ou réactivé selon le type de contaminant traité. Cela limite le coût d'élimination des matières dangereuses et favorise une approche environnementale plus durable que la filtration des contaminants par résine échangeuses d’ions, d’osmose inversé ou de filtration sur charbon activé. Des résultats d’études et en usine illustreront les capacités et le coût associés à l’utilisation du média filtrant.

11H30 - Revue des technologies de traitement des PFAS

Bien que les substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées (PFAS) sont utilisée depuis les années 40, ils sont devenus une problématique majeure ces dernières années en raison de leur toxicité et de leur grande stabilité chimique. L’acide perfluorooctanesulfonique (PFOS) et l’acide perfluorooctanoïque (PFOA), deux agents tensioactifs fluorés synthétiques, sont les plus connus de la famille des PFAS. Ces produits sont largement utilisés au niveau industriel et domestique. Les critères de rejet sont très faibles (moins de 1 ug/l) et le traitement économique des PFAS est un défi. Pour le traitement de l’eau souterraine et des eaux usées, la technologie la plus utilisée est l’adsorption sur charbon activé. Cette technologie n’est pas la plus durable et plusieurs technologies novatrices sont en cours de développement comme par exemple les plasmas froids et les électro-technologies. Lors de la présentation, les technologies de traitement des PFAS actuelles seront passées en revue ainsi que les principales en cours de développement, notamment les technologies innovatrices évaluées à l’échelle laboratoire par Golder Associés Ltée et ses partenaires.