Rencontre avec Gaël Plassart, président-directeur général chez ENVISOL

Après des études universitaires en environnement et à la suite de son service militaire dans l’Armée de l’air, Gaël Plassart débute sa carrière en 1998 dans le domaine des sites et sols contaminés. Après avoir acquis pendant plus de 10 ans une expertise en caractérisation et décontamination des sols, il co-fonde ENVISOL en 2009 avec Mme Anne-Gaëlle Dazzi. Aujourd’hui, la firme de génie-conseils spécialisée dans la gestion de ces matières compte plus de 45 ingénieurs et docteurs.

ENVISOL offre plusieurs outils et services innovants dont la finalité est de récupérer, traiter, modéliser et visualiser des données environnementales isues des sites.

1. Oeuvrant dans le domaine des sites et sols contaminés depuis 20 ans maintenant, que pensez-vous de l’intelligence artificielle qui fait son entrée dans votre domaine ?

G.P. – L’intelligence artificielle est un formidable outil pour traiter et analyser les données. Chez ENVISOL, nos spécialistes utilisent divers outils afin de créer des algorithmes et des logiciels capables de mieux comprendre et caractériser les types de contaminants. Ceci permet ensuite de sécuriser les opérations de décontaminations. Le traitement des données environnementales deviendra certainement un enjeu crucial pour nos sociétés. Ce n’est que le début de l’IA. 

Le bémol dans le secteur des sites et des sols contaminés c’est que bien souvent nous n’avons pas assez de données disponibles. C’est pourquoi nous avons travaillé chez ENVISOL à créer des outils permettant la réalisation de diagnostic haute résolution, multipliant par 100 la quantité de données disponibles pour un site.

2.       Quels sont les effets des sols contaminés sur la santé et les écosystèmes?

G.P. – Les effets sur la santé des contaminants sont de mieux en mieux connus et mesurés. L’émergence de cancers et de maladies chroniques diverses est d’ailleurs de plus en plus étudiée. En France et au Québec, les évaluations environnementale réalisée permettent d’évaluer les risques pour la santé humaine afin de pouvoir les gérer. Pour s’y faire, ENVISOL travaille actuellement en collaboration avec d’autres firmes de génie-conseil afin d’établir des indicateurs de la qualité d’un sol. 

3.       Quel est le positionnement comparatif du Québec en matière de gestion des sols contaminés ?

G.P. – Le Québec possède une réglementation claire en matière de gestion des sites et des sols contaminés. Il y existe d’ailleurs un écosystème d’entreprise dynamique et innovant en matière de décontamination. Tout n’est pas parfait, mais le législateur sait réagir et inciter une meilleure gestion des sols contaminés en mettant en place le support nécessaire. Néanmoins, je crois que le Québec pourrait améliorer son traitement des données lors des caractérisations.

Gaël Plassart offrira une conférence intitulée « Apprentissage automatique et caractérisation environnementale : un fort potentiel pour les sites d’envergures » le 11 mars prochain lors du Salon des technologies environnementales du Québec.
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