Minimiser l’exposition des travailleuses et travailleurs aux bioaérosols

bioaérosols

Qu’est-ce que sont les bioaérosols?

Les microorganismes, il y en a partout dans notre environnement! Toutefois, ils prennent le terme de bioaérosols et deviennent intéressants à étudier en milieu de travail lorsqu’ils sont présents dans l’air. En effet, ces particules, aussi petites que 0,02µm, et pouvant aller jusqu’à 50 µm, peuvent transporter des microorganismes d’origine biologique, tels que des bactéries, des moisissures et des levures, des métabolites, des toxines, des fragments de microorganismes ou d’autres microorganismes comme des virus ou des acariens (IRSST, 2001). Les bioaérosols peuvent être catégorisés en fonction de deux types de risque biologique : des risques infectieux et non infectieux. Les virus ou les bactéries pathogènes sont d’ailleurs des bons exemples de bioaérosols pouvant causer des risques d’infection pour tout être vivant. D’un autre côté, les moisissures font partie des bioaérosols de type non infectieux, mais pouvant toutefois produire des réactions immunologiques ou toxiques lorsqu’ils sont inhalés. Comme la composition des bioaérosols varie d’un milieu à l’autre et qu’ils peuvent autant être infectieux que non infectieux, leurs effets sur la santé varient énormément. De plus, il n’existe à l’heure actuelle aucune norme d’expositions et de valeur limite d’exposition aux bioaérosols dans les milieux de travail (IRSST, 2001). Pour ces raisons, évaluer le risque d’exposition des travailleuses et travailleurs peut être compliqué.   

L’impact en milieu de travail    

Certains milieux de travail sont plus propices à la propagation des bioaérosols, et les usines de traitement des eaux usées en font partie. En effet, la présence d’humidité et la richesse en matière organique morte rendent ce milieu de travail propice à la croissance des bactéries de types Gram négative, tels que Aspergillus, Penicillium et Cladosporium (IRSST, 2001). Afin de mieux connaître l’impact de ces particules aéroportées sur ce milieu de travail, l’Université Laval a mené sur plusieurs années le projet de recherche  « Exposition aux bioaérosols dans les centres de traitement des eaux usées : application d’approches moléculaires et risque viral » auquel la Ville de Repentigny a participé. 

Pour en connaître davantage sur les risques des bioaérosols et les contrôles en usine de traitement des eaux usées, Réseau Environnement vous invite à venir assister à la session qui portera sur ce sujet le 10 mars 2020 au Salon des TEQ 2020. On y apprendra entre autres comment, à la suite de l’analyse des résultats de l’étude de l’Université Laval, la Ville de Repentigny a pu éliminer l’exposition de ses travailleuses et travailleurs aux bioaérosols contaminés!
            

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Samuelle Landry-Lévesque, M. Sc.
Coordonnatrice secteur eau, Réseau Environnement
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Références :

IRSST (2001). Les bioaérosols en milieu de travail : guide d’évaluation, de contrôle et de prévention, Consulté le 13 janvier, Repéré à : https://www.irsst.qc.ca/media/documents/PubIRSST/T-23.pdf?v=2020-01-10